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en Réduction des Risques Alcool

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Un concept qui s'appuie sur des principes de RdR

La réduction des risques et des dommages (RDRD), sans nier le caractère illicite de certains usages, permet de considérer l’addiction comme une maladie chronique. Elle s’adresse également aux personnes non dépendantes dont les pratiques s’avèrent particulièrement dangereuses. Elle reconnaît que l’arrêt de la consommation n’est pas possible pour certaines personnes, à certains moments de leur trajectoire, et qu’il faut alors mobiliser des leviers pragmatiques et adaptés pour améliorer leur qualité de vie.

Loin d’être une politique permissive, la réduction des risques et des dommages mobilise un ensemble d’interventions et de dispositifs publics et privés, encadrés précisément par la loi, dans l’objectif de venir en aide à des individus souvent fragiles et longtemps stigmatisés. 

Dossier « l’essentiel sur… La réduction des risques et des dommages » / Mildeca / 2020

La déclinaison des principes de réduction des risques à l'alcool se déploie notamment depuis 2016.

Voir les textes de référence qui viennent éclairer et encadrer cette nouvelle pratique.

 

Définition de la RdR Alcool

Une politique de santé publique

La réduction des risques et des dommages associés à la consommation d’alcool (RdRDA) est la déclinaison, pour le produit alcool, du paradigme de « réduction des risques et des dommages (RdRD) » initialement limitée aux usages de stupéfiants. En 2016, la loi de modernisation de notre système de santé l’a élargie à toutes les conduites addictives, incluant les usages de produits licites tels que l’alcool ou le tabac.
La RdRD reconnait l’existence d’usages et de comportements à risques et, plutôt que de contraindre les usagers, elle s’attache à transmettre les ressources et les aides qui permettront aux consommateurs d‘exercer au mieux leur pouvoir d’agir, afin de limiter les conséquences négatives des consommations de substances psychoactives.

 

La Réduction des Risques (RdR) est à la fois une politique de santé publique et une pratique de terrain pragmatique, sans jugement ni stigmatisation qui met la personne au centre du dispositif en la rendant actrice de sa propre santé.

Sa mission première : permettre à des personnes consommatrices de traverser et de survivre à des phases de consommation avec un minimum d’atteintes sur un plan physique, psychique et social.

L’approche RdR Alcool est la déclinaison, pour le produit spécifique qu’est l’alcool, du paradigme de « Réduction des Risques et des Dommages (RdRD) » qui vient reconnaître l’existence d’usages et de comportements à risques.

Plutôt que d’interdire ou de contraindre, la RdR Alcool postule de transmettre aux personnes les informations et les ressources qui leur permettront d‘exercer au mieux leur pouvoir d’agir et de limiter les conséquences négatives résultant des consommations d’alcool.

La ligne directrice qui sous-tend l’approche se structure autour de l’idée qu’il est nécessaire d’intervenir de manière différente pour lever les freins qui excluent les personnes des propositions d’accompagnement (aggravation des situations, recours tardifs et accès aux soins) et de tenir compte de leurs besoins spécifiques afin de faciliter l’accès aux soins et de proposer un accompagnement adapté.

La RdRD Alcool repose sur les valeurs suivantes :

Accueillir le consommateur de manière inconditionnelle

  • Faire en sorte que l’alcool ne soit plus un obstacle aux projets de la personne et en finir avec la fatalité

  • Infléchir les présupposés négatifs des soignants vis-à-vis des addictions afin d’obtenir un changement de leur posture;

  • S’adapter aux capacités de la personne

  • S’intéresser à l’environnement de la personne autant qu’à sa consommation d’alcool

  • Reconnaitre l’expertise profane de la personne ainsi que sa participation active et libre pour développer des réponses de santé, mobiliser ses ressources personnelles, et pour lutter contre la marginalisation, l’exclusion et les autres formes de violation de droits dont elles peuvent être l’objet

  • L’abstinence reste un objectif à atteindre pour certains patients à moyen ou long terme.

(site de la Mildeca - sept 2021)

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Alcool et Société

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43 millions

de consommateurs 

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24%

des français dépassent les repères de consommation

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8,7 millions

de consommateurs réguliers 

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10%

des 18-75ans consomment à eux seuls 58% de l'alcool consommé

  • La France reste parmi les pays les plus consommateurs d’alcool au monde, elle se situe au 6ème rang parmi les 34 pays de l’OCDE

  • L’alcool est la 2ème cause de mortalité évitable après le tabac : 41 000 décès par an sont attribuables à l’alcool (30 000 pour les hommes et 11 000 pour les femmes)

  • Les hommes sont davantage concernés par le dépassement des repères de consommation (33%) que les femmes (14%)

  • Les plus jeunes consomment plus intensément que les plus âgés dont la consommation est plus régulière.

 

Les nouveaux repères de consommation à moindre risque 

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Cette formule résume les nouveaux repères de consommation d’alcool élaborés dans le cadre des travaux d’expertise de Santé Publique France et de l’INCA

  • maximum 10 verres par semaine,

  • maximum 2 verres par jour,

  • des jours dans la semaine sans consommation.

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